En bref
- La paire EUR/USD entame la semaine en léger repli autour de 1,1730, tout en restant proche de ses sommets d’octobre.
- Le dollar américain tente un rebond technique, sans catalyseur macroéconomique clair.
- Les anticipations divergentes entre la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne structurent les flux.
- Les opérateurs limitent leurs positions avant le rapport sur l’emploi américain et la réunion de la BCE.
- Les perspectives de baisse de taux aux États-Unis continuent de plafonner le potentiel haussier du dollar.
Un début de semaine marqué par la prudence sur le marché des changes
La paire EUR/USD ouvre la semaine sur une tonalité plus hésitante, avec des échanges qui gravitent autour de la zone des 1,1730. Le recul reste modéré, inférieur à 0,10 %, et n’efface pas la dynamique constructive observée la semaine précédente, lorsque le marché avait rejoint ses niveaux les plus élevés depuis le début du mois d’octobre.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de reprise technique du dollar américain, perceptible dès la séance asiatique. La devise américaine tente de prolonger le rebond amorcé après avoir touché un point bas de plus de deux mois, ce qui limite temporairement l’appétit acheteur sur l’euro.
Le rebond du dollar manque de fondations solides
La remontée du billet vert ne repose pas sur un signal macroéconomique fort. Elle apparaît davantage comme un ajustement de positions après plusieurs séances de faiblesse. Les anticipations monétaires continuent de peser sur la trajectoire du dollar, alors que les investisseurs restent convaincus que la Réserve fédérale s’approche de la fin de son cycle restrictif.
La banque centrale américaine a récemment adopté un ton plus mesuré, après avoir réduit ses taux directeurs pour la troisième fois cette année. Malgré ce message de prudence, les marchés intègrent toujours la possibilité de deux nouvelles baisses de taux l’an prochain, en lien avec les premiers signes de ralentissement du marché du travail.
Les incertitudes autour de la Fed freinent l’enthousiasme des cambistes
Le facteur politique ajoute une couche d’incertitude supplémentaire. Le président américain Donald Trump a confirmé avoir restreint la liste des candidats pressentis pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Fed. L’hypothèse d’un président de banque centrale aligné sur une politique de taux plus accommodante, avec Kevin Hassett cité comme favori, entretient une certaine retenue chez les acheteurs de dollar.
Ce climat limite la capacité du billet vert à enclencher un mouvement directionnel durable, ce qui contribue à stabiliser la paire EUR/USD malgré les pressions à court terme.
L’euro soutenu par les attentes autour de la BCE
Du côté européen, la monnaie unique bénéficie d’une perception largement partagée selon laquelle la Banque centrale européenne aurait achevé son cycle de baisse de taux. Cette conviction soutient l’euro, même si les investisseurs évitent les prises de risque excessives à l’approche de la réunion de politique monétaire prévue jeudi.
L’attention se porte aussi sur la publication décalée du rapport sur l’emploi non agricole américain, attendue mardi. Ce chiffre pourrait redessiner les anticipations de politique monétaire et redonner de la volatilité à la paire.
Un marché des devises dominé par l’attentisme
Les variations observées sur les principales devises restent contenues, avec un dollar légèrement plus ferme face à certaines monnaies comme le dollar australien, tandis que les écarts face à l’euro, à la livre sterling ou au yen demeurent limités. Cette configuration reflète un marché en phase de consolidation, suspendu à des annonces susceptibles de réorienter les flux.









