En bref
- L’or progresse au-dessus de 4 350 dollars l’once en séance européenne.
- Les signaux de ralentissement du marché du travail américain pèsent sur le dollar.
- Les investisseurs scrutent les prises de parole de la Réserve fédérale avant les chiffres d’inflation.
- Les données CPI et PCE pourraient redéfinir les anticipations de taux pour 2026.
- La dynamique technique reste orientée à la hausse à court terme.
Le cours de l’or s’est hissé près de ses niveaux les plus élevés depuis sept semaines, au-delà de 4 350 dollars l’once, lors des échanges européens de mercredi. Cette progression s’inscrit dans un contexte marqué par une économie américaine qui résiste encore, tout en laissant apparaître des signes de décélération sur le front de l’emploi. Ce climat affaiblit le dollar et soutient mécaniquement l’attrait de l’or.
Un marché du travail moins dynamique, un dollar sous pression
Les dernières statistiques américaines sur l’emploi ont livré un message nuancé. Les créations de postes non agricoles ont atteint 64 000 en novembre, après une contraction marquée le mois précédent. Le chiffre dépasse les attentes, tout en confirmant une perte de vitesse par rapport aux standards observés plus tôt dans l’année.
Le taux de chômage est remonté à 4,6 %, tandis que la progression des salaires horaires s’est limitée à 0,1 % sur un mois. Ce cocktail statistique alimente l’idée d’une économie qui ralentit sans décrocher brutalement, un scénario généralement favorable à l’or lorsque la devise américaine se replie.
La Réserve fédérale au centre des anticipations
La banque centrale américaine a abaissé ses taux directeurs de 25 points de base lors de sa réunion de décembre, une troisième baisse consécutive. Les projections internes montrent une fracture entre responsables monétaires, certains envisageant une seule réduction supplémentaire en 2026, d’autres aucune.
Les investisseurs attendent désormais les interventions publiques de John Williams et Raphael Bostic. Un discours perçu comme restrictif pourrait redonner de la vigueur au billet vert et freiner la hausse de l’or à court terme.
Inflation américaine : le prochain catalyseur
L’attention se portera rapidement sur les données d’inflation. L’indice des prix à la consommation de novembre sera publié jeudi, suivi vendredi par l’indice PCE, étroitement surveillé par la Fed. Ces chiffres devraient peser lourd dans l’évaluation du calendrier monétaire pour l’an prochain.
Les contrats à terme sur les fonds fédéraux intègrent déjà une probabilité élevée de statu quo lors de la prochaine réunion, signe d’un marché qui ajuste progressivement ses attentes.
Analyse technique : une structure toujours favorable
Sur le plan graphique, l’or évolue en territoire positif. Les cours restent solidement installés au-dessus de la moyenne mobile exponentielle à 100 jours, un niveau suivi de près par les opérateurs. L’élargissement des bandes de Bollinger, associé à un RSI situé au-dessus de sa ligne médiane, traduit une dynamique haussière encore active.
Un maintien au-dessus de 4 305 dollars pourrait ouvrir la voie vers un nouveau test des sommets de décembre autour de 4 350 dollars, puis vers un record historique proche de 4 381 dollars. À l’inverse, un repli marqué ramènerait l’attention sur la zone de 4 271 dollars, avant un soutien plus solide autour de 4 220 dollars.









