En bref
– Le prix de l’or corrige sous les 4 300 dollars après une phase de prises de bénéfices
– Les discussions autour d’un accord en Ukraine réduisent la demande défensive
– La politique monétaire américaine reste incertaine malgré des baisses de taux déjà actées
– Les chiffres de l’emploi américain pourraient orienter les anticipations de marché
– La structure technique de long terme reste orientée à la hausse
Le prix de l’or évolue en repli modéré lors de la séance européenne de mardi, après avoir inscrit des sommets inédits depuis près de deux mois. L’once d’or se traite sous le seuil des 4 300 dollars, freinée par des prises de bénéfices et des dégagements observés sur les contrats à court terme.
Cette respiration intervient alors que certains investisseurs ajustent leurs positions après une phase de hausse soutenue. Le contexte géopolitique contribue aussi à tempérer l’attrait défensif de l’or, avec des avancées évoquées dans les discussions visant à mettre fin au conflit en Ukraine.
Les espoirs diplomatiques réduisent la demande défensive
Des responsables américains ont indiqué qu’un accord avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy serait proche, même si plusieurs points sensibles restent ouverts, notamment les questions territoriales et les garanties de sécurité. Ces signaux ont suffi à alléger temporairement la pression acheteuse sur l’or, souvent recherché lors des périodes de tensions internationales.
La Fed face à une trajectoire monétaire encore floue
La Réserve fédérale américaine a déjà procédé à trois baisses de taux cette année. Les projections officielles publiées récemment laissent apparaître une seule réduction supplémentaire de 25 points de base d’ici fin 2026. Les marchés financiers intègrent une lecture différente, avec des anticipations plus accommodantes sur l’horizon de l’an prochain.
John Williams, président de la Fed de New York, estime que l’orientation actuelle de la politique monétaire reste adaptée face aux risques pesant sur l’emploi, dans un environnement où les tensions inflationnistes se sont partiellement atténuées. De son côté, le gouverneur Stephen Miran juge la politique encore restrictive, laissant ouverte la porte à des ajustements futurs.
Les chiffres de l’emploi américain au centre de l’attention
Le blocage budgétaire aux États-Unis a retardé la publication de plusieurs indicateurs économiques majeurs. Le rapport sur l’emploi non agricole, très suivi par les marchés, doit être dévoilé prochainement. Un ralentissement du marché du travail renforcerait les anticipations de nouvelles baisses de taux, un scénario généralement favorable à l’or.
Les ventes au détail et les indices PMI sont aussi attendus. Leur lecture pourrait affiner la perception de la dynamique économique américaine à court terme.
Une structure technique toujours constructive
Sur le plan graphique, le prix de l’or conserve une configuration favorable sur les horizons étendus. Les cours évoluent au-dessus de la moyenne mobile exponentielle à 100 jours, un niveau suivi par de nombreux opérateurs. Les bandes de Bollinger montrent un élargissement progressif, tandis que l’indice RSI se maintient au-dessus de sa zone médiane autour de 60, signe d’un biais haussier encore présent.
La première zone de résistance se situe vers 4 350 dollars, correspondant au sommet récent de mi-décembre. Un franchissement ouvrirait la voie vers la borne haute des bandes de Bollinger, proche de 4 365 dollars, puis vers un record historique autour de 4 381 dollars.
À la baisse, un premier appui apparaît vers 4 285 dollars. Une pression vendeuse prolongée exposerait ensuite les cours à un retour vers 4 257 dollars, puis vers la zone des 4 210 dollars, alignée sur la moyenne mobile à 100 jours.









