En bref
Le 5 décembre 2025, l’Assemblée nationale a voté une augmentation de la CSG sur certains revenus du capital, portant le taux à 10,6 %. Cette mesure se traduit par des prélèvements sociaux de 18,6 % sur les dividendes et les plus-values mobilières. Certains placements, comme les livrets réglementés, l’assurance-vie ou les plans d’épargne logement, restent protégés, mais les comptes-titres et PEA sont directement impactés. La réforme suscite de vives critiques pour son ciblage des actionnaires et la complexité de son application.
Une réforme ciblée et controversée
La hausse de la CSG a été adoptée pour financer la branche autonomie du système de sécurité sociale, mais sa mise en œuvre soulève plusieurs interrogations. Les principales critiques portent sur :
- Le ciblage direct des actionnaires et détenteurs de PER, alors que d’autres produits proches fiscalement sont épargnés.
- Des incohérences dans le texte du projet de loi, rendant certaines mesures difficiles à appliquer.
- Des débats parlementaires intenses, révélant un clivage politique marqué entre la gauche et la droite.
Cette mesure est vue par certains experts comme un frein à l’épargne productive, qui finance directement les entreprises et les marchés financiers.
Quels produits sont concernés ?
La réforme distingue les placements selon leur régime fiscal et leur nature.
Placements impactés
- Comptes-titres et plans d’épargne en actions (PEA)
- Comptes à terme
- Placements non logés dans une enveloppe fiscale protégée
Ces produits voient leur rendement net diminuer, ce qui peut influencer la stratégie d’investissement des particuliers et des investisseurs institutionnels.
Placements protégés
- Livrets réglementés : Livret A, LDDS, Livret Jeune, LEP
- Épargne logement : PEL et CEL
- Assurance-vie et PER
- Revenus immobiliers : loyers et plus-values
Ces placements restent exonérés de toute hausse de la CSG, offrant une protection pour les épargnants à long terme.
Pourquoi cette réforme est complexe
L’application de la hausse de la CSG n’est pas simple. Plusieurs facteurs expliquent cette complexité :
- Le texte comporte des ambiguïtés entre produits touchés et non touchés.
- Certaines dérogations sont mal précisées, notamment pour le PER et les contrats d’assurance-vie.
- La réforme intervient dans un contexte de tensions politiques, avec des amendements de dernière minute et des compromis discutables.
Ces éléments font que les épargnants doivent être particulièrement vigilants pour anticiper l’impact sur leur patrimoine et adapter leurs stratégies d’investissement.
Conséquences concrètes pour les épargnants
L’augmentation de la CSG aura des effets tangibles sur la gestion de l’épargne :
- Réduction du rendement net des produits touchés, notamment les comptes-titres et PEA.
- Incitation à privilégier les produits protégés, tels que l’assurance-vie et les livrets réglementés.
- Pression sur l’épargne productive, ce qui pourrait indirectement influencer le financement des entreprises.
Il est recommandé aux investisseurs de réévaluer leur allocation d’actifs, en équilibrant sécurité fiscale et performance.
Ce qu’il faut retenir
La hausse de la CSG votée le 5 décembre 2025 modifie le paysage fiscal des revenus du capital : seuls certains placements non protégés par la loi sont concernés, tandis que la majorité des produits populaires comme les livrets réglementés, l’assurance-vie, les plans d’épargne logement et les revenus immobiliers échappent à la mesure. Cette réforme, complexe et controversée, oblige les épargnants à repenser leur stratégie d’investissement pour protéger leurs revenus et anticiper l’impact fiscal. Bien que la majorité des placements restent épargnés, la vigilance reste de mise, surtout pour ceux qui détiennent des comptes-titres, PEA ou autres produits financiers soumis à la hausse de la CSG.












