En bref
- Le CAC 40 gagne 0,34% à la mi-séance, porté par l’attente d’une baisse des taux de la Fed.
- Les données d’emploi privées (ADP) montrent 32 000 destructions d’emplois en novembre, renforçant l’espoir d’un assouplissement monétaire.
- Renault, Schneider Electric et Stellantis figurent parmi les valeurs les plus soutenues après des relèvements d’opinion d’analystes.
- Les investisseurs scrutent l’indice PCE américain et les ventes au détail en zone euro.
- Le CAC 40 reste toutefois enfermé dans une zone technique, freiné par des incertitudes domestiques et la faiblesse économique chinoise.
Un marché porté par la perspective d’une baisse des taux
La Bourse de Paris évolue dans le vert ce jeudi, suivant l’optimisme des marchés sur une probable baisse des taux de la Fed lors de sa réunion du 9–10 décembre. À mi-séance, le CAC 40 progresse d’environ 0,34%, à 8 115 points, tandis que Wall Street affiche des gains modérés.
Le moteur principal de ce mouvement est le rapport du cabinet ADP/Stanford Lab : 32 000 emplois supprimés dans le secteur privé en novembre, loin des +10 000 espérés. Les pertes touchent surtout les petites entreprises (moins de 50 salariés), avec 120 000 suppressions nettes, signe d’un affaiblissement structurel du marché du travail.
L’outil FedWatch (CME Group) relève désormais une probabilité proche de 90% pour une réduction de 25 points de base des taux en décembre. Pour les investisseurs, une politique monétaire plus accommodante soutient les perspectives de croissance et les valorisations d’actifs risqués.
Des valeurs dopées par les analystes : Renault, Stellantis, Schneider Electric
Les écarts de performance au sein du CAC 40 s’expliquent surtout par des révisions d’opinion :
- Renault bondit de +5,2%, porté par un passage à l’achat chez BofA Securities (objectif 42 €).
- Stellantis progresse de +3,7%, bénéficiant d’un regain d’intérêt pour le secteur auto.
- Schneider Electric prend +3% après le relèvement de JP Morgan à « surpondérer » (objectif 285 €).
- Société Générale gagne aussi du terrain après un avis d’achat de Goldman Sachs.
Ces mouvements illustrent le rôle clé des banques d’analyse pour orienter les flux à court terme, surtout dans un marché en attente de catalyseurs macro.
Macro : chiffres clés à suivre et nervosité sur les marchés
La journée reste riche en rendez-vous économiques : les investisseurs attendent l’indice PCE américain la mesure d’inflation privilégiée de la Fed ainsi que les ventes au détail en zone euro. Les inscriptions hebdomadaires au chômage et les données privées (Revelio Labs, Challenger) seront aussi scrutées.
Côté taux, l’OAT 10 ans se situe autour de 3,49%, le Bund à 2,75%, soit un spread d’environ 74 points.
Valeurs hors indice : Pierre & Vacances, Eramet…
Parmi les autres mouvements notables :
- Pierre & Vacances-Center Parcs grimpe de 7% après l’annonce d’un bénéfice net consolidé positif (33,5 M€), signe d’un redressement durable.
- Eramet annonce un plan de redressement et prend +1,25%.
- BIC recentre ses activités en annonçant l’arrêt de certains projets, tandis que Havas acquiert une agence britannique pour renforcer son offre.
Un CAC 40 toujours cantonné dans une zone technique
Malgré des pics récents, le CAC 40 peine à retrouver un momentum durable, note Alexandre Baradez (IG). Les freins sont multiples : incertitudes budgétaires en France, spread OAT-Bund encore élevé, et la faiblesse en Chine (PMI sous 50) qui pèse sur les perspectives de croissance mondiale.
Les tensions dans l’immobilier chinois (affaires Vanke, Evergrande, Country Garden) ajoutent un voile de prudence. Tant que ces risques géopolitiques et macroéconomiques perdureront, les investisseurs resteront sélectifs.









