En bref
— Les marchés actions et obligataires devraient rester porteurs malgré les incertitudes.
— L’or et l’argent continuent de bénéficier d’une demande solide, notamment des banques centrales.
— Les grandes valeurs européennes sont privilégiées pour diversifier le portefeuille.
— Wall Street pourrait connaître une progression plus modérée, influencée par les valorisations élevées.
— L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies restent des secteurs attractifs pour les investisseurs
Une année 2025 favorable, malgré les turbulences
L’année 2025 a constitué un millésime solide pour les marchés financiers, en dépit de plusieurs facteurs de volatilité : droits de douane américains, tensions politiques en France, baisse du dollar et interrogations autour de la valorisation des entreprises liées à l’intelligence artificielle aux États-Unis. Dans ce contexte, les métaux précieux, notamment l’or et l’argent, ont confirmé leur rôle de valeurs refuges, portés par la demande des banques centrales et les incertitudes macroéconomiques.
Pour 2026, les perspectives restent contrastées mais encourageantes. Les nouvelles baisses de taux attendues aux États-Unis pourraient soutenir à la fois les actions et les obligations, tandis que la diversification entre différentes classes d’actifs apparaît comme un impératif stratégique pour limiter les risques.
Actions : un regard tourné vers l’Europe
Selon Nadège Dufossé, responsable de l’allocation d’actifs, même si le climat économique européen reste fragile, les grandes valeurs européennes offrent un potentiel intéressant de diversification. Les sept gérants interrogés partagent un optimisme relatif pour les marchés du Vieux Continent, anticipant des hausses comprises entre 7 et 15 % en 2026. Cette approche permet de compenser la volatilité potentielle des marchés américains.
Pour Wall Street, les opinions divergent davantage. Certains gérants, comme Eric Bleines et Louis Puga, envisagent une progression modérée à légèrement supérieure, tandis que d’autres, dont Emeric Blond et Jean-François Delcaire, se montrent plus prudents, soulignant que les valorisations actuelles pourraient limiter le potentiel de hausse.
Obligations et métaux précieux : stabilité et refuge
Les obligations continuent de jouer un rôle essentiel dans la construction d’un portefeuille équilibré. Elles offrent à la fois un revenu régulier et une protection partielle contre la volatilité des marchés actions. Les nouvelles baisses de taux pourraient renforcer leur attractivité, notamment pour les investisseurs à long terme.
Du côté des métaux précieux, l’or et l’argent restent très demandés. La forte intervention des banques centrales, combinée aux tensions géopolitiques persistantes, conforte ces actifs comme valeurs refuges de référence. Les investisseurs prudents pourraient continuer à y allouer une part significative de leur portefeuille.
Intelligence artificielle et technologies : des relais de croissance
Les entreprises liées à l’intelligence artificielle et aux nouvelles technologies demeurent des secteurs clefs. Malgré les interrogations sur leurs valorisations, leur potentiel d’innovation et de croissance structurelle attire l’attention des gérants. Selon les experts interrogés, ces secteurs devraient continuer à générer des opportunités sélectives, surtout dans un contexte de baisse de taux et de soutien monétaire.
Diversification et prudence : la clé de 2026
Les gérants insistent sur l’importance de maintenir un portefeuille diversifié. Actions européennes, obligations et métaux précieux doivent coexister pour gérer la volatilité et optimiser le potentiel de rendement. La prudence reste de mise pour Wall Street, tandis que l’Europe et certains secteurs technologiques offrent des relais intéressants pour accompagner la tendance haussière générale.
Perspectives
En 2026, investir en bourse exige de conjuguer analyse macroéconomique, diversification et sélection sectorielle. L’or et l’argent assurent la protection face à l’incertitude, les obligations offrent un revenu sécurisé, et les actions européennes et technologiques permettent de capturer la croissance. Une stratégie équilibrée reste la meilleure réponse aux marchés toujours incertains.









