En bref
• Plus de 100 tonnes d’or confirmées dans le sous-sol de Doropo (Côte d’Ivoire)
• Premiers travaux dès 2026, mise en production industrielle visée pour 2028
• Rendement prévu : 167 000 onces d’or par an pendant 10 ans
• Coût de production estimé à 1 047 $/once, bien en dessous du cours actuel
• Enjeu stratégique pour l’Afrique de l’Ouest et levier fiscal de 300 milliards de FCFA
Un gisement stratégique en Afrique de l’Ouest
Située dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, la mine à ciel ouvert de Doropo pourrait bien redessiner la carte de la production aurifère en Afrique de l’Ouest. Selon les dernières données publiées, plus de 100 tonnes d’or exploitables ont été identifiées. La société exploitante, soutenue par des fonds d’investissement internationaux, table sur une première coulée d’or industriel à l’horizon 2028, après deux années de travaux préparatoires qui débuteront en 2026.
Ce projet, qui mobilisera plusieurs milliards de dollars, s’inscrit dans un écosystème minier déjà structuré dans la région, facilitant la logistique, la mobilisation des infrastructures et l’accès à une main-d’œuvre formée.
Capacité de production et rentabilité annoncée
Les estimations techniques s’appuient sur une étude de faisabilité définitive publiée en 2024. Celle-ci prévoit une production annuelle moyenne de 167 000 onces d’or sur dix ans, pour un coût de maintien global (AISC) évalué à 1 047 dollars par once. Un niveau de coût compétitif, au regard des cours actuels de l’or largement supérieurs à 4 000 dollars l’once.
Les performances financières dépendent de deux variables majeures : la teneur du minerai (quantité d’or par tonne) et le taux de récupération (part d’or réellement extraite après traitement). Plus ces indicateurs sont élevés, plus les marges sont confortables. Les données recueillies sur Doropo confirment un potentiel opérationnel solide et durable.
Permis et étapes réglementaires
Le développement minier suit un processus encadré, articulé autour de permis d’impact environnemental, de licences d’exploitation et d’accords communautaires. Le permis environnemental a été obtenu en juin 2024, tandis que la procédure d’attribution de la licence minière est toujours en cours. Si les délais sont respectés, la construction débutera début 2026.
Le calendrier repose également sur la commande de machines à long délai de livraison, sur la formation des équipes locales et sur la mise en conformité réglementaire, essentielle pour sécuriser les investissements.
Enjeux économiques et retombées fiscales
Au-delà des chiffres techniques, le projet Doropo représente un levier fiscal majeur pour la Côte d’Ivoire. Le gouvernement estime que la phase initiale du projet générera jusqu’à 300 milliards de francs CFA de recettes fiscales, soit près de 450 millions d’euros.
Ce chiffre dépend évidemment de la stabilité des prix de l’or, du rythme de production et de la rigueur dans le contrôle des coûts. À cela s’ajoutent des exigences locales : routes, écoles, centres de santé doivent figurer dans les engagements formels pris avec les communautés locales, sous contrôle d’audits réguliers et d’obligations de transparence.
Suivi du projet et prochaines étapes
Les observateurs surveillent de près deux points stratégiques : l’obtention finale des permis et la cartographie géologique en cours, visant à affiner les contours des gisements. Chaque variation de teneur, de débit de traitement ou de récupération peut faire évoluer à la hausse ou à la baisse les projections économiques, l’emploi et les recettes pour l’État.
Un article scientifique paru dans le Journal of African Earth Sciences vient justement renforcer l’intérêt géologique de la région, expliquant pourquoi les géologues poursuivent activement les campagnes d’exploration autour de Doropo.
Vers des investissements alternatifs tangibles et durables
Dans un contexte d’instabilité monétaire mondiale, cette découverte renforce l’attrait pour les actifs tangibles. De plus en plus d’épargnants se tournent vers l’achat de lingots d’or, de pièces d’or ou d’argent physique afin de protéger leur patrimoine. Ces supports offrent non seulement une sécurité en cas de crise bancaire, mais aussi une fiscalité avantageuse dans certains cas. Face à la remontée des tensions géopolitiques et aux politiques monétaires agressives, ces investissements alternatifs apparaissent comme une solution durable pour diversifier intelligemment son épargne tout en réduisant son exposition aux risques des marchés traditionnels.











