En bref
- L’âge légal de départ recule progressivement à 64 ans avec 172 trimestres requis.
- Un tableau actualisé permet de connaître précisément l’âge de départ selon l’année de naissance.
- Les départs anticipés restent possibles pour carrières longues, invalidité ou retraite progressive.
- Le gouvernement suspend temporairement la réforme pour les carrières longues à partir du 1er septembre 2026.
- Cette suspension permet de partir jusqu’à 6 mois plus tôt selon la génération.
Un âge de départ variable, au cœur de la réforme de 2023
Depuis l’entrée en vigueur de la réforme des retraites en 2023, la structure du système a connu un bouleversement profond. L’âge légal de départ est en cours de relèvement, passant de 62 à 64 ans, tandis que la durée de cotisation exigée pour une pension à taux plein atteint désormais 172 trimestres, soit 43 années.
Cette évolution ne concerne pas toutes les générations de la même manière. Un tableau récapitulatif actualisé permet de connaître avec précision l’âge de départ en fonction de l’année de naissance.
Le tableau de référence pour 2025
| Année de naissance | Âge légal de départ | Trimestres requis |
|---|---|---|
| 1960 | 62 ans et 3 mois | 169 |
| 1961 | 62 ans et 6 mois | 169 |
| 1962 | 62 ans et 9 mois | 169 |
| 1963 | 63 ans | 170 |
| 1964 | 63 ans et 3 mois | 171 |
| 1965 | 63 ans et 6 mois | 172 |
| 1966 | 63 ans et 9 mois | 172 |
| 1967 et après | 64 ans | 172 |
Ce tableau ne tient pas compte des dispositifs dérogatoires, notamment les carrières longues, les situations de handicap ou l’invalidité, qui ouvrent toujours la voie à un départ anticipé.
Des aménagements maintenus pour certains profils
Malgré le durcissement général, plusieurs mécanismes permettent un départ avant l’âge légal :
- Carrières longues : un départ anticipé reste envisageable pour les assurés ayant débuté leur activité avant 20 ans.
- Invalidité ou handicap : un départ dès 55 ou 60 ans selon les conditions médicales.
- Retraite progressive : dès 60 ans, un passage progressif à la retraite est possible avec perception partielle de la pension.
Suspension temporaire pour les carrières longues à partir de septembre 2026
Adopté dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, un ajustement temporaire a été confirmé par le ministère du Travail. Ce changement concerne exclusivement les départs anticipés des assurés en carrière longue à compter du 1er septembre 2026.
Les assurés nés à partir de 1964 peuvent ainsi bénéficier d’un âge de départ assoupli, à condition d’avoir validé 4 ou 5 trimestres avant la fin de l’année de leurs 20 ans.
Nouveaux âges de départ anticipé à partir de 2026
| Année de naissance | Âge minimum de départ | Trimestres requis |
|---|---|---|
| 1964 | 60 ans et 3 mois | 170 |
| 1965 (janvier-mars) | 60 ans et 3 mois | 170 |
| 1965 (avril-décembre) | 60 ans et 6 mois | 171 |
| 1966 | 60 ans et 9 mois | 172 |
| 1967 | 61 ans | 172 |
| 1968 | 61 ans et 3 mois | 172 |
Ce réajustement vise à corriger les effets jugés trop rigides de la réforme initiale, notamment pour les générations ayant commencé à cotiser dès l’adolescence. L’impact concret sera sensible à partir des départs effectifs dès septembre 2026.
Outils pour estimer sa date de départ
Pour affiner vos projections, plusieurs outils permettent une simulation personnalisée :
- Le site officiel info-retraite.fr
- L’application mobile Mon Compte Retraite
- Votre relevé de carrière en ligne
Ces services intègrent vos périodes cotisées, votre parcours professionnel et les changements législatifs en cours.
Vers une épargne hors système : l’intérêt croissant pour l’or et l’argent
Face à l’instabilité des réformes sociales, à la fiscalité fluctuante et à l’érosion monétaire, de nombreux épargnants cherchent des alternatives de sécurisation patrimoniale. Les placements tangibles comme les lingots d’or, pièces d’investissement ou lingotins d’argent s’inscrivent dans une stratégie de débancarisation, visant à se prémunir contre les aléas du système financier centralisé.
Tandis que l’or dépasse actuellement 4241 dollars l’once, cette dynamique attire de nouveaux profils d’investisseurs soucieux de protéger leur capital à long terme, hors des risques de réforme et de fiscalité imprévisible.















