Guide · histoire monétaire
L’Union latine, une monnaie d’or commune avant l’euro
L’Union latine est l’accord monétaire signé à Paris le 23 décembre 1865 par la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse. Il impose à leurs pièces d’or et d’argent un même standard : 6,45 g d’or à 900 ‰ pour 20 francs. Ce guide retrace son histoire et sa fin, puis présente les pièces d’or qui en sont issues et leur place chez les négociants.
Mis à jour le 20 octobre 2026 · Notre méthode

Qu’est-ce que l’Union latine ?
L’Union latine n’est pas une monnaie unique. Chaque pays garde la sienne : franc français, franc belge, franc suisse, lire italienne, puis drachme grecque. Mais tous s’engagent à frapper leurs pièces d’or et d’argent au même poids et au même titre. Une pièce de 20 lires vaut alors exactement 20 francs, et elle est acceptée par les caisses publiques des autres membres.
En pratique, un voyageur pouvait régler ses dépenses à Genève avec un napoléon, à Bruxelles avec une pièce suisse ou à Paris avec une pièce italienne. Le système reposait sur le métal : une pièce valait ce qu’elle contenait. C’est pourquoi ces pièces d’or se comparent encore aujourd’hui au gramme près.
L’Union latine en bref
Un accord signé en 1865 par quatre pays, rejoint par la Grèce en 1868, qui harmonise le poids et le titre des pièces d’or et d’argent sur le modèle du franc français. Il fonctionne jusqu’à la Première Guerre mondiale et prend officiellement fin en 1927.
Le franc germinal, socle de l’Union latine
Tout part d’un texte daté du 7 germinal an XI, soit le 28 mars 1803. Elle définit le franc par un poids de métal et organise un système à deux étalons, l’or et l’argent. La pièce de 5 francs en argent pèse 25 g au titre de 900 ‰ ; la pièce de 20 francs en or pèse 6,45161 g au même titre. Ce régime gouverne le franc jusqu’en 1928.
Entre les deux métaux, la loi fixe un rapport de 15,5 : un gramme d’or vaut quinze grammes et demi d’argent. Ce chiffre se vérifie sur les pièces. Quatre écus de 5 francs contiennent 90 g d’argent fin, et un 20 francs or 5,806 g d’or fin : 90 divisé par 5,806 donne bien 15,5. Notre page sur le ratio or argent montre où se situe ce rapport aujourd’hui.

Avant même 1865, la Belgique et la Suisse ont adopté un franc calqué sur ce modèle, et l’Italie a aligné sa lire sur lui en 1862. Le terrain est donc préparé : l’Union latine consacre une pratique déjà largement partagée entre ces pays voisins.
1865 : quatre pays signent à Paris
Au milieu du XIXe siècle, les découvertes d’or en Californie et en Australie, entre 1848 et 1851, font baisser la valeur de l’or par rapport à l’argent. Au rapport légal de 15,5, les pièces d’argent valent alors plus comme métal que comme monnaie. Elles sont fondues ou exportées, et les petites pièces viennent à manquer dans le commerce.
Pour y remédier de façon coordonnée, une conférence se réunit à Paris à l’initiative de Napoléon III. La convention est signée le 23 décembre 1865 par les représentants de la France, de la Belgique, de l’Italie et de la Suisse, et entre en vigueur le 1er août 1866. Conclue pour quinze ans, elle sera prolongée à plusieurs reprises.
Ce que prévoit la convention
- L’or et les écus d’argent restent au titre de 900 ‰ et au poids du franc germinal.
- Les petites pièces d’argent, de 2 francs à 20 centimes, passent au titre de 835 ‰, ce qui décourage leur fonte.
- Les caisses publiques de chaque pays acceptent les pièces conformes frappées par les autres membres.
- Chaque État garde ses propres dessins, ses ateliers et le nom de sa monnaie.

Les pays de l’Union latine et leurs voisins alignés
Aux quatre fondateurs s’ajoute la Grèce, qui rejoint l’Union en 1868 : la drachme devient l’équivalent du franc. Les États pontificaux, qui avaient aligné leur monnaie sur le franc, sont écartés en 1870 à la suite d’abus dans leurs frappes. D’autres pays adoptent le même standard sans signer la convention.
| Pays | Monnaie | Lien avec l’Union |
|---|---|---|
| France | franc | membre fondateur, 1865 |
| Belgique | franc | membre fondateur, 1865 |
| Italie | lire | membre fondateur, 1865 |
| Suisse | franc | membre fondateur, 1865 |
| Grèce | drachme | membre à partir de 1868 |
| Espagne, Roumanie, Serbie, Bulgarie, Finlande, Venezuela… | peseta, leu, dinar, lev, markka, bolivar… | standard adopté sans adhésion |
| Autriche-Hongrie | florin | pièces d’or de 8 florins valant 20 francs |
Au total, selon la Banque de France, jusqu’à 32 pays, de l’Argentine à la Finlande, ont à un moment rejoint l’Union ou aligné leurs pièces sur son modèle. Les catalogues de la BnF recensent une abondante littérature sur le sujet, à partir de la notice « Union monétaire latine ».
6,45 g d’or à 900 ‰ : le standard des pièces d’or
Toutes les pièces d’or de l’Union latine dérivent de la pièce de 20 francs. Les autres valeurs en sont des multiples ou des fractions exactes, ce qui rend les calculs très simples. Le tableau donne le poids total et l’or fin de chaque valeur faciale, au titre de 900 ‰.
| Valeur | Poids total | Or fin | Exemples |
|---|---|---|---|
| 100 francs | 32,258 g | 29,03 g | 100 francs Napoléon III |
| 50 francs | 16,129 g | 14,52 g | 50 francs Napoléon III |
| 20 francs ou 20 lires | 6,4516 g | 5,806 g | napoléon, Vreneli, 20 lires, Léopold II |
| 10 francs | 3,2258 g | 2,903 g | 10 francs Napoléon, Coq |
| 5 francs | 1,6129 g | 1,452 g | 5 francs or Napoléon III |
Pour l’argent, la règle est la même : le franc correspond à 5 g d’argent. L’écu de 5 francs pèse 25 g à 900 ‰, tandis que les pièces divisionnaires de 2 francs, 1 franc, 50 et 20 centimes pèsent 10 g, 5 g, 2,5 g et 1 g, au titre réduit de 835 ‰ depuis la convention.
Reconnaître une pièce de 20 francs au standard latin
Française, suisse, belge ou italienne, une pièce d’or de cette valeur mesure 21 mm et pèse 6,4516 g. La valeur faciale figure en clair, en français ou en italien, avec le millésime et souvent une lettre ou un signe d’atelier. Une pièce de ce diamètre qui s’écarte nettement de ce poids n’appartient pas au standard, ou n’est pas authentique.
Les pièces d’or de l’Union latine dans notre comparateur
Plusieurs pièces suivies par le comparateur sont des pièces de l’Union latine. Elles contiennent toutes 5,8064 g d’or fin pour les 20 francs, quel que soit le pays. Le calcul suivant, mis à jour au cours du jour, le montre pour quatre pays différents.
| Pièce | Métal fin | Valeur du métal | Meilleur prix |
|---|---|---|---|
| 20 Francs Napoléon Tête Nue | 5,806 g | 684,62 € | 707,50 € |
| 20 Francs Suisse Vreneli | 5,806 g | 684,62 € | 703,40 € |
| 20 Lires | 5,806 g | 684,62 € | 703,23 € |
| 20 Francs Léopold II | 5,806 g | 684,62 € | 701,16 € |

Les fiches des pièces au standard latin
- France : le napoléon 20 francs, le 20 francs or Génie, le 20 francs or Coq et le louis d’or en type au choix.
- Multiples et fractions : le 100 francs or, le 50 francs or et le napoléon 10 francs.
- Suisse : le 20 francs suisse or, Vreneli ou Confédération.
- Italie : le 20 lires or, surnommé marengo.
- Belgique et pays alignés : le 20 francs Léopold II, le 20 francs François-Joseph d’Autriche-Hongrie et le 20 francs de Tunisie, présents dans les tableaux de prix.
Même or, prix différents : pourquoi
Si toutes ces pièces contiennent le même or, pourquoi ne coûtent-elles pas toutes le même prix ? Parce que la prime dépend de la demande. Une pièce très recherchée, comme le 20 francs suisse, peut se payer plus cher qu’un 20 lires ou qu’un 20 francs belge au même moment, sans contenir un milligramme d’or de plus.
| Produit | Or fin | Valeur du métal | Meilleur prix | Prime | Offres |
|---|---|---|---|---|---|
| 20 Francs Suisse Vreneli | 5,806 g | 684,62 € | 703,40 € | +2,7 % | 9 offres
|
| 20 Francs Suisse Confédération | 5,806 g | 684,62 € | 731,55 € | +6,9 % | 3 offres
|
| 10 Francs Suisse Vreneli | 2,903 g | 342,31 € | 389,96 € | +13,9 % | 4 offres
|
| 50 Pesos mexicains | 37,500 g | 4 421,56 € | 4 503,75 € | +1,9 % | 10 offres
|
| 10 Florins (Gulden) | 6,056 g | 714,06 € | 732,83 € | +2,6 % | 7 offres
|
| 20 Lires | 5,806 g | 684,62 € | 703,23 € | +2,7 % | 4 offres
|
| 20 Francs François-Joseph | 5,806 g | 684,62 € | 714,28 € | +4,3 % | 3 offres
|
| 20 Francs Léopold II | 5,806 g | 684,62 € | 701,16 € | +2,4 % | 4 offres
|
| Souverain Elizabeth II | 7,322 g | 863,37 € | 892,39 € | +3,4 % | 5 offres
|
| Demi-souverain | 3,661 g | 431,69 € | 459,46 € | +6,4 % | 7 offres
|
| Souverain | 7,322 g | 863,37 € | 883,17 € | +2,3 % | 9 offres
|
| 20 Dollars Saint-Gaudens | 30,092 g | 3 548,14 € | 3 633,98 € | +2,4 % | 4 offres
|
| 20 Dollars Liberty | 30,092 g | 3 548,14 € | 3 633,98 € | +2,4 % | 4 offres
|
| 10 Dollars Tête d'Indien | 15,046 g | 1 774,07 € | 1 901,42 € | +7,2 % | 4 offres
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| 10 Dollars Liberty | 15,046 g | 1 774,07 € | 1 843,26 € | +3,9 % | 5 offres
|
| 5 Dollars Tête d'Indien | 7,523 g | 887,04 € | 993,27 € | +12,0 % | 4 offres
|
| 5 Dollars Liberty | 7,523 g | 887,04 € | 924,49 € | +4,2 % | 5 offres
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| 20 Mark | 7,169 g | 845,23 € | 880,56 € | +4,2 % | 9 offres
|
| 20 Francs Tunisie | 5,806 g | 684,62 € | 717,74 € | +4,8 % | 7 offres
|
| 100 Couronnes Autriche | 30,488 g | 3 594,76 € | 3 675,47 € | +2,2 % | 4 offres
|
| 4 Ducats Autriche | 13,769 g | 1 623,42 € | 1 746,28 € | +7,6 % | 5 offres
|
| 20 Pesos mexicains | 15,000 g | 1 768,62 € | 1 934,83 € | +9,4 % | 3 offres
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| 2,5 Dollars US | 3,762 g | 443,57 € | 540,04 € | +21,7 % | 2 offres
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| 5 Roubles or | 3,871 g | 456,45 € | 549,00 € | +20,3 % | 3 offres
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| 20 Francs Suisse (type au choix) | 5,806 g | 684,62 € | 711,00 € | +3,9 % | 2 offres
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| 20 Dollars US (type au choix) | 30,092 g | 3 548,14 € | 3 762,00 € | +6,0 % | 5 offres
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| 10 Dollars US (type au choix) | 15,046 g | 1 774,07 € | 1 863,50 € | +5,0 % | 4 offres
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| 5 Dollars US (type au choix) | 7,523 g | 887,04 € | 976,00 € | +10,0 % | 3 offres
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Valeur du métal au cours de 117,91 €/g, relevé le 20/10/2026 à 21h59.
Prix relevés sur les sites des négociants ; ils peuvent avoir changé depuis. Ils ne constituent pas un conseil en investissement.
Pour un achat purement patrimonial, la pièce de l’Union latine la moins chère au gramme d’or fin est la plus avantageuse, puisque le métal est identique. À la revente, en revanche, les pièces les plus demandées trouvent parfois preneur à un meilleur prix. Le bon arbitrage dépend de l’écart de prime du moment.
Certains vendeurs proposent d’ailleurs des « 20 francs Union latine » en type au choix : vous recevez une pièce de l’un des pays du standard, au gré du stock. Cette formule permet souvent de payer l’or au plus près de sa valeur, puisque le vendeur écoule les effigies les moins demandées.
1874-1878 : le bimétallisme de l’Union latine en crise
La situation de 1865 se retourne vite. Dans les années 1870, l’argent se déprécie : de nouvelles mines entrent en production et plusieurs pays, dont l’Allemagne passée à l’or, se détournent du métal blanc. Au rapport légal de 15,5, il devient profitable de faire frapper des écus d’argent pour les échanger contre de l’or.
Les membres réagissent. Le 30 janvier 1874, ils limitent la frappe des écus de 5 francs en argent par des contingents. En 1878, ils la suspendent totalement. L’argent reste monnaie légale, mais seul l’or peut encore être monnayé librement : on parle alors de bimétallisme « boiteux ».
Cette évolution explique pourquoi les pièces d’or de l’Union latine, et non ses écus d’argent, sont aujourd’hui les plus recherchées par les épargnants. L’or est devenu le pivot du système dès la fin des années 1870. Les écus de 5 francs, eux, ont gardé leur poids d’argent, dont la valeur dépend désormais du seul cours du métal blanc.
La Grande Guerre et la fin de l’Union latine
La Première Guerre mondiale brise le mécanisme. Les pays suspendent la convertibilité de leurs billets en or, les pièces d’or disparaissent de la circulation et chaque État finance la guerre en émettant de la monnaie. Après 1918, les inflations divergent : un franc français ne vaut plus un franc suisse.

Les pièces divisionnaires circulent alors d’un pays à l’autre au détriment des monnaies les plus solides. En 1920 et 1921, les membres doivent « nationaliser » leurs pièces d’argent : chacun rapatrie les siennes. Fin 1925, la Belgique dénonce la convention. L’Union cesse officiellement d’exister en 1927, et la France abandonne le franc germinal l’année suivante avec le franc Poincaré de 1928.
Les pièces, elles, restent. Les millions de 20 francs frappés par les pays membres ont été conservés dans les familles et les coffres. Ce stock, qui ne se renouvellera jamais, alimente encore aujourd’hui le marché de l’or monnayé en France, en Suisse, en Belgique et en Italie.
Ce que l’Union latine change pour l’acheteur d’or aujourd’hui
Pour un épargnant, l’héritage de 1865 se résume à un avantage : des pièces d’or interchangeables, au contenu connu au milligramme, frappées par plusieurs pays. Elles répondent aux critères de l’or d’investissement : un titre de 900 ‰, une fabrication ultérieure à 1800 et le statut de monnaie légale dans le pays émetteur.
À ce titre, elles sont exonérées de TVA, selon les conditions détaillées dans le BOFiP. Une pièce qui ne figure pas sur le relevé annuel établi par la Commission européenne peut rester exonérée si elle remplit ces critères ; le vendeur le précise alors sur la facture.
À la revente
Ces pièces suivent la fiscalité commune des métaux précieux. La taxe forfaitaire, CRDS incluse, prélève 11,5 % de la somme encaissée, sans aucun seuil d’exonération. Avec une facture, l’option pour les plus-values taxe le gain à 36,2 % ; à partir de la troisième année de possession, la base imposable recule de 5 % par an, si bien qu’après 22 ans l’impôt disparaît. Les deux options sont mises en regard dans notre page taxe vente or.
L’Union latine, ancêtre de l’euro ?
La comparaison revient souvent, et elle a ses limites. L’Union latine n’avait ni banque centrale commune, ni monnaie unique, ni billets partagés. Elle harmonisait seulement le métal des pièces. Chaque pays gardait sa politique monétaire et pouvait émettre du papier à sa guise, ce qui a précipité sa fin quand les besoins de la guerre sont venus.
L’euro, introduit en 1999 puis mis en circulation en 2002, repose sur une logique inverse : une monnaie unique, gérée par une banque centrale commune, sans aucun lien avec un poids de métal. L’Union latine reste toutefois l’une des premières expériences modernes de pièces circulant librement d’un pays européen à l’autre.
Les pièces de l’Union latine à comparer
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’Union latine ?
C’est un accord monétaire signé à Paris le 23 décembre 1865 par quatre pays, France, Belgique, Italie et Suisse, que la Grèce rejoint en 1868. Les membres frappaient leurs pièces d’or et d’argent au même poids et au même titre, si bien qu’elles circulaient librement d’un pays à l’autre.
Quels pays faisaient partie de l’Union latine ?
En 1865, quatre pays fondent l’Union : France, Belgique, Italie et Suisse. La Grèce les rejoint en 1868. D’autres pays, comme l’Espagne, la Roumanie, la Serbie ou la Bulgarie, adoptent le même standard sans signer la convention, et l’Autriche-Hongrie frappe des pièces de 8 florins valant 20 francs.
Quel est le poids d’une pièce d’or de l’Union latine ?
La pièce de référence, celle de 20 francs, pèse 6,4516 g et contient 5,8064 g d’or pur, pour un titre de 900 ‰. Le 10 francs pèse la moitié, le 50 francs deux fois et demie plus, le 100 francs cinq fois plus. Tous les pays membres respectaient ce standard.
Quand l’Union latine a-t-elle pris fin ?
Elle cesse de fonctionner en pratique avec la Première Guerre mondiale, quand les pièces d’or disparaissent de la circulation. La Belgique dénonce la convention fin 1925 et l’Union prend officiellement fin en 1927. La France abandonne le franc germinal en 1928.
Qu’est-ce qu’une pièce « Union latine » chez un négociant ?
Il s’agit d’un 20 francs proposé sans choix d’effigie : selon son stock, le négociant expédie une pièce de l’un des pays du standard, française, suisse, belge ou italienne, selon son stock. Elle contient toujours 5,8064 g d’or fin, quel que soit son pays d’origine.
Un 20 francs suisse vaut-il autant qu’un napoléon ?
En métal, oui : les deux pièces suivent le standard de l’Union latine et renferment la même quantité d’or. Leurs prix peuvent toutefois s’écarter, parce que la demande, et donc la prime, n’est pas la même pour les deux. Ramenez chaque offre au gramme d’or fin avant de choisir.
Les pièces de l’Union latine sont-elles soumises à la TVA ?
Non, si elles satisfont aux conditions de l’or d’investissement : alliage d’au moins 900 ‰, frappe après 1800, cours légal dans le pays émetteur et prix plafonné à 180 % de la valeur du métal. C’est le cas des 20 francs courants de l’Union latine.
Pourquoi les pièces d’argent de l’Union latine valent-elles moins que leur valeur d’origine ?
Parce que le rapport légal de 15,5 entre or et argent a disparu. Aujourd’hui, il faut bien plus de quinze grammes d’argent pour un gramme d’or. Les écus de 5 francs valent donc le poids de leur argent au cours du jour, sauf exemplaires de collection.
L’Union latine était-elle une monnaie unique ?
Non. Chaque pays gardait sa monnaie, son nom et ses dessins. Seuls le poids et le titre des pièces étaient communs, ce qui permettait leur circulation d’un pays à l’autre. Il n’existait ni banque centrale commune ni billets partagés, à la différence de l’euro.